Une moto volée toute les 6 minutes !

Parmi elles, une sur 4 était dans un garage ou sur un parking privé. En plus il y a 150.000 plaintes chaque année pour vols d’accessoires (un vol d’accessoire toute les 3 minutes !), et tous les motards ne se déplacent pas systématiquement pour faire enregistrer leur plainte à la Police ou à la Gendarmerie.

Les motos les plus volées sont aussi les plus vendues puisque les vols alimentent surtout les circuits parallèles de vente de pièces détachées. La valeur des motos volées est principalement comprise entre 5.000 et 10.000 € et pour la plupart elles sont de cylindrée égale ou supérieure à 600 cc. Le top des vols revient aux maxiscoots comme que le TMAX, puis viennent ensuite les sportives, les roadsters et enfin les GT sportives.

Il est surprenant de constater que les constructeurs communiquent peu sur ce sujet et font encore moins d’effort pour nous aider à protéger notre moto contre le vol. Il suffit de voir le peu de place (quand elle existe) aménagée pour loger un U ou même un bloque-disque sur une sportive ou un roadster. C’est plus surprenant encore quand on sait que les études démontrent qu’après un vol un motard sur 2 change de marque car il considère que la marque ou le modèle ont été en partie responsables de son malheur.

N’oublions pas que des motos sont retrouvées : moins d’une sur 10 seulement, dépouillées ou accidentées. Et lorsque le motard est indemnisé les études soulignent qu’un sur deux se plaint d’un remboursement insuffisant et que la faute revient surtout à l’expert qui a appliqué une trop forte décote ou à l’assureur qui n’a pas pris en charge les accessoires et a appliqué une franchise trop élevée.

Donc pour éviter ces déboires il est important d’être bien conseillé lors du choix des garanties. Un courtier spécialisé attirera votre attention sur les conditions de la garantie vol : les exclusions, les limites et les moyens de protection obligatoires ou recommandés par la compagnie d’assurance qu’il vous propose. C’est ce que nous faisons chez Assurances LE NALIO et ça marche puisque les compagnies nous confirment que nos clients motards sont moins touchés que la moyenne. Et si le vol doit arriver, notre engagement va jusqu’à prendre la franchise à notre charge.

Il est important de vous rappeler un point rarement abordé. Une omission de votre part ou une fausse déclaration, lors de la signature du contrat et pendant toute sa durée, peuvent réduire l’indemnité en cas de vol de votre moto. Par exemple si vous avez déclaré un lieu de garage habituel dans une tranquille commune de Bretagne tandis que vous résidez maintenant à Paris ou dans une charmante ville du sud de la France où la fréquence des vols est très élevée. L’assureur s’en apercevra au moment de la déclaration du vol. Au mieux l’indemnité sera réduite. Au pire elle sera annulée si votre mauvaise foi est avérée. S’il s’en aperçoit après vous avoir indemnisé, vous devrez le rembourser. Les cotisations prélevées ne vous seront pas remboursées.

Le résultat sera le même si vous n’êtes pas en mesure de prouver que les moyens de protection exigés par l’assureur ont été respectés.

Outre le blocage de la colonne de direction, votre contrat peut exiger un ou plusieurs moyens de protection supplémentaires.

Le moyen de protection le plus couramment exigé par les compagnies et donc utilisé par les 2/3 des motards est l’antivol mécanique de type U. Encore faut-il qu’il soit agréé et qu’il soit utilisé correctement. Il est conseillé de bloquer un bâton de la jante avant avec un ou 2 amortisseurs. L’idéal est qu’il serve aussi à attacher votre moto à un point fixe. Seulement un utilisateur sur deux reconnait le faire.

Le bloque-disque (avec ou sans sirène intégrée) est de moins en moins recommandé par les compagnies d’assurance. Même s’il est homologué, sa résistance se compte en secondes par les organismes de certification : 6 à 10 secondes pour l’ouvrir quand le moins bon U homologué résiste 2 minutes. Pour ces raisons seulement 4 motards sur 10 l’utilisent et les achats sont en baisse.

Après le U, le moyen de dissuasion le plus recommandé est le gravage car il rendra difficile la revente des pièces. Les 7 derniers caractères du numéro de série de votre moto seront gravés sur 11 pièces et votre moto sera inscrite 6 ans dans le fichier ARGOS qui est accessible aux compagnies d’assurance, à la Police et à la Gendarmerie. Lors du gravage vous pouvez faire pucer votre moto (identification RFID). Cela n’est pas obligatoire mais facilite et accélère l’identification de votre moto par les autorités.

Certains s’étonnent des différences de coût du gravage (coût moyen 70 €). La première raison est que cette opération peut nécessiter plus ou moins de temps et de soin selon le modèle de votre moto (carénages d’une sportive, chromes d’un custom, etc). La deuxième est que certains organismes peuvent vous proposer des services supplémentaires comme le prêt d’une moto suite au vol, le remboursement de la franchise déduite de l’indemnité par votre assureur, une aide financière pour faciliter l’achat d’une nouvelle moto ou la prise en charge des frais d’assistance (retour au domicile suite à vol et rapatriement de la moto retrouvée). C’est souvent un bon complément à votre contrat d’assurance.

Si vous achetez une moto d’occasion déjà gravée, pensez à réclamer l’attestation à son ancien propriétaire et à renouveler l’inscription au fichier à votre nom. Il vous en coutera la moitié des frais d’un gravage.

L’alarme peut être exigée par votre assureur si vous résidez dans une zone à risque. Ce sera toujours en complément de l’utilisation d’un antivol mécanique de type U ou chaine homologués. De préférence installée par le constructeur. Evitez le montage par vos soins, souvent source de pannes électriques aléatoires.

Dans tous les cas il vous faudra conserver des justificatifs d’achat et d’installation où figurent votre nom ou le numéro de série de la moto. Ils vous seront réclamés lors de la déclaration du vol de votre moto. La non communication des justificatifs à votre assureur peut entrainer l’absence ou la diminution de l’indemnité, ou la majoration de la franchise.

D’autres moyens de protections existent. En voici quelques uns. Les systèmes d’anti-démarrage avec clé codée ne sont pas reconnus par les assureurs car il n’est pas utile de démarrer la moto pour la voler. Les traqueurs ne sont jamais exigés car ils servent uniquement à récupérer la moto après le vol et le taux de récupération reste faible. Des boitiers connectés à votre ordinateur ou à votre smartphone (Bikesens par exemple) ont pour seule fonction de vous prévenir en cas de tentative de vol mais il faudra que vous vous teniez à proximité, prêt à intervenir…

Donc faites le point avec votre assureur dès la conclusion de votre contrat. N’attendez pas que la moto soit volée. Il sera trop tard !